ORIGAMI : Nom
japonais de l’art du pliage du papier.
Venu de Chine (dynastie des Hans de l’Ouest),
l’Origami
serait amené au Japon par des moines bouddhistes. Il
s’y
développe au cours de l’Ere EDO (1603-1867). Avec
les
Haikus, le Shodo et l’Ikebana, cette discipline
était
appréciée des bushis.
La figure la plus représentative de cet art est la GRUE qui
est
un animal important au Japon. Une légende dit que
«
quiconque
plie mille grues de papier, verra son vœu exaucé
». La grue de papier est aussi devenue un symbole de Paix et
d’espoir. D’espoir car une jeune enfant, Sadako
Sasaki fut
exposée au rayonnement atomique de la bombe
d’Hiroshima.
Ayant survécu et connaissant cette légende, elle
eut
plier mille grues pour guérir. Mais elle mourra de
leucémie à l’âge de 12 ans,
ayant plié
644 grues. Tous ses camardes de classe plièrent les 356
manquantes pour terminer la guirlande de mille grues avec laquelle elle
fut enterrée. Dans le Parc de la Paix de Hiroshima, il est
possible de voir une statue en granit de Sadako Sasaki, mains ouvertes,
un vol de grues de papiers au bout des doigts.
Pour les japonais, l’Origami est plus qu’un art,
c’est une culture vivante. Il existe le
Mouvement Français des
Plieurs de Papier (MFPP) qui est une association Loi 1901
rassemblant tous les passionnés,
créée en
1978 par Jean-Claude CORREIA, actuellement
Président d’Honneur.
L’art de l’Origami développe la
création,
l’expression artistique et la communication entre les
personnes
comme entre les associations concernées dans le monde
entier.
Pratiquer cette discipline permet aussi de se recentrer, de se
détendre, de trouver un dérivatif aux
problèmes du
moment et parfois aussi, apporte un certain apaisement psychologique.
La photo de cette réalisation de « dragon
» est
prise sur Internet et serait une réalisation d’un
dénommé
BOPBOB.
Il existe maintenant de nombreuses formes d’origamis qui
permettent la réalisation de figures simples comme
complexes,
par pliage, collage, humidification, etc.